ESTUDIANTES HEC MONTREAL

Éthique et organisations
Programme de DESG (4-401-03)

Plan de cours
Hiver 2004

Professeur : Thierry C. Pauchant
Titulaire de la Chaire en
Management éthique des organisations
Bur.: 5.127
Tél.: 340-6375
Courriel : thierry.pauchant@hec.ca
Secrétaire : Linda Néron
Service d’enseignement
du management
Bur.: 5.249
Tél.: 340-6323
courriel : linda.neron@hec.ca

Horaire : Lundi de 9h00 à 12h00 - salle Serge Saucier

Orientation du séminaire et contribution au programme de DESG

Comme l’a proposé le philosophe Charles Taylor, notre époque est caractérisée par la grandeur et la misère. L’efficience de nos technologies, de nos organisations et de nos pratiques de gestion a permis des progrès gigantesques et un accroissement de richesse dans de nombreux pays. Ces progrès ont cependant engendré des problématiques majeures en termes de dignité humaine, de justice sociale, de conditions de travail, d’accès à l’emploi, de répartition des richesses, de risques technologiques ou de viabilité écologique. Étant donné que les organisations et leurs modes de management ont des effets considérables sur notre monde humain et naturel, il est impératif de développer une réflexion éthique d’envergure et d’habiliter les gestionnaires à encourager des décisions et des activités éthiques dans leur organisation.

Cet impératif correspond à des raisons multiples, exprimées en entreprises par des personnes très diverses, soit comportant des employés, des professionnels, des gestionnaires ou des leaders. Ces raisons comportent la volonté d'actualiser des valeurs profondes au travail, la nécessité de découvrir de nouveaux repères dans un monde pluraliste et complexe ou le besoin de trouver du sens face à l’émergence de scandales et de crises. Ces raisons comportent aussi la volonté de respecter le cadre légal, la nécessité stratégique de développer une légitimité et une bonne réputation corporative, l’impératif de stimuler l’engagement des personnes ou la nécessité d’assurer la performance des organisations dans un monde global où se multiplient les échanges entre des peuples de différentes cultures, valeurs et religions.

Ce séminaire étant un cours au choix, il part du principe que ses participants et participantes sont déjà convaincu(e)s de la nécessité d’une démarche éthique en organisation. Offert dans un programme professionnel, son objectif est à la fois d’exposer les participants et participantes aux grandes traditions qui ont abordé l’éthique à travers les siècles et de les aider à développer de nouvelles habiletés pour le développement de l’éthique en organisation. Ce séminaire est complémentaire aux autres offerts dans le programme de DESG, qui abordent différentes disciplines de base, des fonctions spécifiques d’entreprise ou différents enjeux, les considérations éthiques étant transversales.

Objectifs du séminaire

Ce séminaire a été conçu afin que les participants et participantes atteignent les objectifs suivants :

  1. Découvrir les différentes traditions qui abordent le domaine de l’éthique.
  2. Prendre mieux conscience de certaines problématiques éthiques qui confrontent actuellement les personnes qui travaillent en organisation dans différents domaines (les affaires, la bioéthique, l’écologie, la technologie, etc.), ainsi que dans les fonctions d’entreprise (comptabilité, finance, marketing, production, ressources humaines, technologies d’information, etc.).
  3. Identifier de nouvelles approches qui intègrent, à leur façon, des considérations éthiques.
  4. Circonscrire les différences individuelles, collectives et contextuelles qui sous-tendent ces approches ainsi que leurs conséquences pour le fonctionnement des organisations et la nature de leurs activités.
  5. Développer le désire et habiliter les personnes à utiliser de façon personnelle et en organisation ces différentes approches afin d’intégrer davantage des considérations éthiques dans leurs décisions.
  6. Transférer les apprentissages réalisés dans ce cours aux réalités personnelles et contextuelles de chaque participant et participante.
  7. Identifier des ressources qui permettront de parfaire, après le séminaire, les connaissances et les habiletés des participant(e)s dans le domaine de l’éthique en organisation.

Approche pédagogique

Afin de respecter les différences de vues et de pratiques existantes en éthique, ce séminaire adopte une position transdisciplinaire et favorise le développement d’intelligences multiples. Les approches pédagogiques utilisées sont diverses, la classe devenant une communauté d’apprentissage. Elles comportent la discussion de contenus théoriques, l’analyse de données empiriques, l’utilisation de divers instruments, la méthode des cas, l’usage de vidéos et de sites internet, ou l’utilisation de processus expérientiels. Cependant, ce cours met un accent particulier sur l’intégration des réalités concrètes vécues à leur travail par les participants et participantes en relation avec des problématiques éthiques. Par exemple, la majorité des cas discutés durant ce séminaire sont introduits par les participant(e)s eux ou elles-mêmes, leur permettant ainsi de s’exercer à la prise de décision sur des problématiques dont ils ou elles ont une certaine expérience et qui, de plus, les préoccupent.

Méthodes d'évaluation et consignes

30 %  : trois travaux individuels de 4 à 5 pages maximum, double interligne chacun. Ces trois travaux sont à choisir parmi cinq travaux proposés, suivant les intérêts des participants et participantes. Les consignes pour chaque travail sont spécifiées dans leurs séances respectives (séances 3, 4, 6, 7 et 12). Ils doivent être remis impérativement au début de la séance en question.
15 %  : participation individuelle au séminaire : présence active en cours, qualité des interventions sans monopolisation de la parole et préparation des lectures.
20 % : présentation orale de 10 minutes, par équipes de cinq personnes, d’une problématique éthique vécue au travail par un ou plusieurs membres de l’équipe.
35 %  : un travail individuel d’un maximum de 15 pages, double interligne, à être remis à la dernière séance. Dans ce travail, vous devez décrire une problématique éthique de votre choix, reliée au domaine du travail et qui touche ou a touché votre vécu personnelle. Bien que vous soyez libre de choisir votre propre style de présentation, ce travail devra intégrer certaines notions discutées durant le séminaire et proposer de nouvelles approches afin de développer l’éthique en organisation. Durant la dernière séance, les participants et participantes pourront, de façon volontaire, présenter leur travail à leurs collègues de classe, vue comme une communauté d’apprentissage.

Matériel didactique

Duhamel A. et N. Mouelhi. Éthique. Histoire, politique, application , Boucherville, Québec : Gaëtan Morin Éditeur, 2001.

Recueil 4401A

Site Internet du cours.

Ressources supplémentaires 

Deux sites Internet, auxquels vous pouvez vous inscrire gratuitement, peuvent vous aider à choisir des sujets à aborder dans ce cours. Ces sites offrent des nouvelles concernant l’éthique en organisation à travers le monde : celui du Institute for Global Ethics, institut américain indépendant ayant des bureaux en Angleterre et au Canada (www.globalethics.org), et celui du Groupe Novethics, de la Caisse de dépôts en France (www.Novethic.fr).

Aussi une Chaire, un Centre, et des Groupes de recherche de l’École abordent diverses problématiques d’éthiques concernant les personnes, les organisations, les sociétés et/ou le système naturel.

  • Chaire en management éthique des organisations
  • Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES)
  • Groupe d’études et de recherche sur le management et l’écologie (GERME)
  • Groupe de recherche sur les responsabilités sociales corporatives
  • Groupe humanisme et gestion
  • Groupe de recherche sur les organismes à but non lucratif, communautaires et culturels
  • Groupe femmes, gestion et entreprises

PLAN DE COURS

Ce séminaire est structuré en quatre parties. La première introduit le sujet et propose une cartographie des lieux par un modèle qui intègre les préférences individuelles et collectives en matière d’éthique. La seconde partie introduit trois grandes traditions qui abordent les problématiques de l’éthique. La troisième partie introduit huit approches différentes mais complémentaires pour l’éthique en organisation. Enfin la quatrième et dernière partie permet aux participants et participantes de présenter leur travail de semestre à leurs collègues. Dans chaque partie, nous aborderons les trois niveaux essentiels pour l’intégration de l’éthique en organisation : les niveaux personnel, organisationnel et sociétal - naturel. Aussi nous garderons à l’esprit que l’éthique demande plus que les seules intelligences de déduction logique et de rhétorique. Si ces intelligences sont nécessaires, les intelligences émotionnelle, corporelle, naturaliste et existentielle le sont aussi, afin d’y puiser le courage qui permet de décider et d’agir de façon éthique, même dans des situations éprouvantes.

I. Première partie : Introduction du séminaire et cartographie des lieux.

Séance 1 : Introduction du séminaire.

Cette séance introduit le séminaire et permet aux participants et participantes de se présenter et de constituer des équipes de travail. Le test Myers-Briggs (MBTI) ainsi qu’un instrument sur les grandes traditions en éthique et philosophie morale sont administrés. Ces deux instruments permettent de mieux saisir les relations existantes entre les préférences individuelles et collectives concernant l’éthique. Enfin, certains enjeux éthiques vécus actuellement dans le monde des organisations, des affaires et du travail sont présentés et débattus.

Vidéo : éthique et responsabilités sociales corporatives.

Formation des équipes : après s’être présentés, les participants forment 8 équipes de 5 personnes maximum et établissent le calendrier et le thème de leur présentation.

Séance 2 : Cartographie des lieux

Dans cette séance, nous discutons d’un modèle, basé sur le test Myers-Briggs, qui permet d’établir une cartographie générale des théories et des approches en éthique, nous aidant ainsi à nous orienter durant le séminaire. Nous discutons également de certains des enjeux qui motivent l’application de ces théories et approches en entreprise. Enfin, une étude de cas, réalisée en petits groupes pré-organisés, permet de mieux saisir les différences entre ces théories et ces approches.

Lectures :

  • Fleming, J.E., (1985) «A suggested Approach to Linking Decision Styles with Business Ethics», Journal of Business Ethics, 4, p. 137-144. (recueil)
  • Reynierse, J.H. (1993). « The Distribution and Flow of Managerial Psychological Types through Organizational Levels in Business and Industry », Journal of Psychological Type, 25, p. 11-23. (sera distribué en classe)
  • Duhamel A. et N. Mouelhi. (2001). « Chapitre 8. La démarche éthique », p. 171-192.
  • Somerville , M., (2000) «Searching for Ethics in a Secular Society», Dans M. Somerville. The Ethical Canary. Science, Society and the Human Spirit, Toronto , Ontario : Vicking Books, Chapitre 1, p. 1-21 (recueil).
  • Serres, M. (1994). «Nous entrons dans une période où la morale devient objective», Dans Les grands entretiens du Monde, Tome II, Paris : Le Monde Éditions, p. 89-97. (recueil).

Étude de cas  : Le scandale d’Enron. Analyses, recommandations et discussion de ce cas par petits groupes qui rassemblent des personnes de styles similaires (recueil).

À remettre  : court mémo, posté sur le site internet du cours, concernant le thème et la date de la présentation choisie par équipe.

II. Seconde partie. Les grandes traditions qui abordent l’éthique

Séance 3 : les philosophies morales classiques en occident

Cette séance introduit plusieurs philosophies morales classiques en occident et leurs influences sur les individus, les organisations et la société. Nous discutons également dans cette séance des problématiques éthiques qui touchent en particulier le domaine des affaires.

Lectures :

  • Duhamel, A. et N. Mouelhi

- L’éthique antique : Platon, Aristote; Épicurisme et Stoïcisme, Chapitre 1, p. 5-15.

- Le siècle des lumières : l’impératif catégorique d’Emmanuel Kant; l’utilitarisme de Jeremy Bentham et de John Stuart Mill, Chapitre 2, p. 31-50.

Chapitre à consulter pour discussion en classe : Duhamel, A. et N. Mouelhi , « Chapitre 10. L’éthique des affaires », p. 219-238.

Premier travail individuel à remettre potentiellement au début de la séance : Maximum de 5 pages double interligne.

1) Choisissez deux traditions différentes explorées durant cette séance;

2) Montrez comment ces deux traditions peuvent influencer différemment des gestionnaires en entreprise à considérer que certains enjeux relèvent du domaine de l’éthique et que d’autres enjeux n’en relèvent pas;

3) Montrez comment ces deux mêmes traditions peuvent influencer différemment la prise de décision éthique en entreprise (acteurs choisis, types de données, mode d’analyse retenu, structure, modes de résolution et de justification, suivi, etc.).

Étude de cas présentée par l’équipe 1  : Présentation orale de 10 minutes à la classe d’un cas d’éthique concrètement vécu au travail par un ou plusieurs membres de l’équipe, incluant une description critique de la gestion du processus de décision employé.

Vidéo : La philosophie morale en occident.

Séance 4 : Éthiques sociales et philosophies politiques

Cette séance introduit plusieurs éthiques sociales et philosophies politiques contemporaines et occidentales, ainsi que leurs influences sur les personnes, les organisations et les sociétés.

Lectures :

  • Duhamel, A. et N. Mouelhi

- Le contractualisme de John Rawls : la justice comme équité. Chapitre 4, p. 85-107.

- Les lois du marché et le néolibéralisme : Milton Friedman, Friedrich von Hayek et Robert Nozik. Chapitre 5, p. 109-129.

Chapitre à consulter pour discussion en classe : Duhamel, A. et N. Mouelhi , « Chapitre 9. L’éthique de la science et des techniques », p. 195-215.

Second travail individuel à remettre potentiellement au début de la séance : Maximum de 5 pages double interligne.

1) Choisissez deux traditions différentes explorées durant cette séance;

2) Montrez comment ces deux traditions peuvent influencer différemment des gestionnaires en entreprise à considérer que certains enjeux relèvent du domaine de l’éthique et que d’autres enjeux n’en relèvent pas;

3) Montrez comment ces deux mêmes traditions peuvent influencer différemment la prise de décision éthique en entreprise (acteurs choisis, types de données, mode d’analyse retenu, structure, mode de résolution et de justification, suivi, etc.).

Étude de cas présentée par l’équipe 2  : Présentation orale de 10 minutes à la classe d’un cas d’éthique concrètement vécu au travail par un ou plusieurs membres de l’équipe, incluant une description critique de la gestion du processus de décision employé.

Vidéo  : les manifestations contre l’Organisation mondiale du commerce, Seattle, Québec, etc.

Séance 5 : Éthique et religion

Dans cette séance, nous explorons les relations existantes entre différentes religions et l’éthique, leurs influences sur les personnes, les organisations et les sociétés, et nous discuterons de façon critique leur utilisation dans le monde des affaires.

Lectures :

  • Aktouf, O., R. Bédard et A. Chanlat (1992). «Management, éthique catholique et esprit du capitalisme : l’exemple québécois», Sociologie du Travail, 1, p. 83-99 (recueil).
  • Dion, M. (2000). «Éthique des affaires et spiritualité chez les juifs, les chrétiens et les musulmans», Dans T.C. Pauchant, Pour un management éthique et spirituel. Défis, cas, outils et questions, Montréal, Québec : Éditions Fides, Presses HEC, p. 261-274. (recueil).
  • H. Küng, K.J. Kushel (1995). «Les principes d’une éthique planétaire», Dans H. Küng, K.J. Kuschel et le Parlement des religions du monde, Manifeste pour une éthique planétaire, Paris, Éditions du CERF, p. 11-38. (recueil).

Étude de cas présentée par l’équipe 3  : Présentation orale de 10 minutes à la classe d’un cas d’éthique concrètement vécu au travail par un ou plusieurs membres de l’équipe, incluant une description critique de la gestion du processus de décision employé.

Vidéo : Radio-Canada, Religions et affaires au Québec

III. Troisième partie : 8 approches différentes et complémentaires pour l’éthique en organisation

Séance 6. L’approche conceptuelle : les énoncés d’éthique et la gestion par les valeurs

Cette séance introduit une des approches les plus utilisées actuellement dans les organisations et les sociétés, l’approche conceptuelle des énoncés d’éthique et la gestion par les valeurs. Les participant(e)s sont appelé(e)s à évaluer de façon critique cette approche, incluant ses dangers d’endoctrinement.

Lectures :

  • Métayer, M. (1997). «L’éthique du bien de Charles Taylor», Dans La philosophie éthique. Enjeux et débats actu els , Saint-Laurent, Québec : Éditions du Renouveau, p. 219-243. (recueil)
  • Maclagan, P. (1996). «The Organizational Context for Moral Development : Questions of Power and Access», Journal of Business Ethics, 15, 645-654. (recueil).
  • Mercier, S. (2001). «L’instrumentalisation des valeurs : une ressource stratégique pour l’entreprise ? La démarche du groupe Fournier », Revue Internationale de Gestion, 26, 2, p. 12-18. (recueil).
  • Aubert, N. (1996). « L’entreprise comme instance de création existentielle : aspirations et désillusions », dans T.C. Pauchant et Collaborateurs, La quête du sens. Gérer nos organisations pour la santé des personnes, de la société et de la nature, Montréal : Éditions Québec-Amérique, et Paris : Les Éditions d’Organisation, Presses HEC, p. 101-120. (recueil).

Troisième travail individuel à remettre potentiellement au début de la séance : Maximum de 5 pages, double interligne.

1) Visitez le site Internet du Illinois Institute of Technology qui liste près de 1000 énoncés d’éthiques (appelés aussi énoncés de mission, de vision ou codes d’éthique) d’organisations à travers le monde (www.iit.edu) ;

2) Choisissez trois organisations, comparez les similitudes et différences dans ces énoncés, et discutez.

Étude de cas présentée par l’équipe 4  : Présentation orale de 10 minutes à la classe d’un cas d’éthique concrètement vécu au travail par un ou plusieurs membres de l’équipe, incluant une description critique de la gestion du processus de décision employé.

Vidéo  : Le culte de l’excellence.

Séance 7. L’approche analytique : les codes de déontologie, les comités d’éthique et les normes internationales

Cette séance introduit une seconde approche très utilisée en organisation, dans les ordres professionnels et au niveau international, l’approche analytique. Les participant(e)s sont appelé(e)s à évaluer de façon critique cette approche. Cette séance étudie de plus les comités d’éthique clinique du secteur de la santé du Québec, ainsi que les problématiques éthiques concernant le domaine spécifique de la bioéthique.

Lectures :

  • Patenaude, J. , (1997). «Apprendre un code ou amorcer une démarche éthique ?», Dans G.A,. Legault, Enjeux de l’éthique professionnelle. Tome II. L’expérience québécoise, Sainte-Foy, Presses de l’Université du Québec, p. 105-138. (recueil).
  • Girard, D. (1999). «L’éthique dans les organisations. Au delà de la réglementation » Éthique Publique, 11, 2. p. 41-48. (receuil).
  • Doucet, H.  (2000). « Les silences éthiques de l’éthique de la recherche », Éthique Publique, 12, 2, p. 31-37. (recueil).
  • Bansal, P. (2002). « The Corporate Challenge of Sustainable Development », Academy of Management Executive , 16, 2, p. 122-131 (recueil).

Chapitre à consulter pour discussion en classe : Duhamel, A. et N. Mouelhi , «Chapitre 11. La bioéthique », p. 243-265.

Quatrième travail individuel à remettre potentiellement au début de la séance  : Maximum de 5 pages double interligne. Comparez le code de déontologie de l’Ordre des Administrateurs Agrégés du Québec (ADMA) avec celui de l’Ordre des Ingénieurs du Québec, l’Ordre des Psychologues du Québec et l’Ordre des médecins du Québec. Voir le site Internet de l’Office des Professions du Québec (http://www.opq.gouv.qc.ca/03systeme/office_des_professions.htm).

Étude de cas présentée par l’équipe 5  : Présentation orale de 10 minutes à la classe d’un cas d’éthique concrètement vécu au travail par un ou plusieurs membres de l’équipe, incluant une description critique de la gestion du processus de décision employé.

Vidéo  : les comités d’éthique clinique dans le secteur de la santé et des services sociaux du Québec.

Séance 8 : l’approche écologique : la «sustanibilité» et le développement durable

Dans cette séance nous introduisons une approche de plus en plus développée en organisation, l’approche écologique. Les participant(e)s sont appelé(e)s à évaluer de façon critique cette approche ainsi que les problématiques éthiques concernant le domaine particulier de l’environnement.

Lectures :

  • Duhamel, A. et N. Mouelhi
    • L’évolution de l’idée de la nature en occident; l’écologisme de Arne Naess et d’Aldo
    • Léopol; l’anthropocentrisme, l’éthique écocentrique; le BAPE au Québec et le développement durable en entreprise. Chapitre 12, p. 269-291.
    • Le principe responsabilité d’Hans Jonas. Chapitre 9, p. 213-214.
  • Beauchamp, A. (2001). « Risque : Évaluation et Gestion ». Dans G. Hottois et J.N. Missa (Dir.) Nouvelle encyclopédie de Bioéthique, Bruxelles : De Boeck Université, p. 709-716. (recueil)
  • Provost, M. et C. Gendron (1995). « La stratégie environnementale de l’entreprise », Dans P. Lanoie, B. Laplante et M. Provost (Dir.). Environnement, économie et entreprise, Presse de l’Université du Québec et Télé-Université, p. 261-294. (recueil ).
  • Pauchant, T.C. (1992). «Gestion, philosophie et écologie», Revue internationale de gestion, 17, 4, p. 48-58. (recueil).

Étude de cas présentée par l’équipe 6  : Présentation orale de 10 minutes à la classe d’un cas d’éthique concrètement vécu par un ou plusieurs membres de l’équipe, incluant une description critique de la gestion du processus de décision employé.

Cas à préparer avant la séance : Body Shop, HEC Montréal, Centre de cas.

Vidéo  : Body Shop.

Séance 9 : L’approche experientielle : le discernement éthique par l’art et la contemplation

Cette séance introduit une approche qui devient relativement populaire au Québec et au Canada, l’approche expérientielle du discernement par l’art, la contemplation ou le ressourcement. Les participant(e)s sont appelé(e)s à évaluer de façon critique cette approche, incluant les dangers de récupération dogmatiques et sectaires.

Lectures

  • La Forge, P. (1997). «Teaching Business Ethics through Meditation», Journal of Business Ethics, 16, p. 1283-1295. (recueil).
  • Delbecq, A.L. (2000). «Spirituality for Business Leadership. Reporting on a pilot course for MBAs and CEOs», Journal of Management Inquiry, 9, 2, p. 117-128. (recueil).
  • Doyle Drieger, S. (2001). « Soul Searchers. In a quest for Spiritual Renewal, Faith-seakers turns to Retreats », Maclean’s, April 16, p. 42-47. (recueil).
  • Lenoir, F. (1999). « La Spiritualité prend le relais des religions », Psychologies France, Décembre, p. 66-71. (recueil).

Gilles Vigneault (1995). Silences, Montréal : Édition de l’Arc. Textes choisis durant la séance sur la quête éthique, exprimée par un poète.

Vidéo  : l’art du silence au Québec et au Canada.

Séance 10 : l’approche du leadership : le rôle du leader et des compagnons

Cette séance introduit une ancienne tradition, redécouverte aujourd’hui, celle du compagnonnage, ainsi que le rôle des leaders comme inspirateurs ou inspiratrices pour le développement des valeurs éthiques dans les organisations et les sociétés. Les participant(e)s sont appelé(e)s à évaluer de façon critique cette approche.

Lectures :

  • Logsdon, J.M., K. Yuthas (1997). «Corporate Social Performance, Stakeholder Orientation, and Organizational Moral Development», Journal of Business Ethics, 16, p. 1213-1226. (recueil ).
  • Inchausti, R. (1991). Gandhi : «Nonviolence as Poetic Making», dans The Ignorant Perfection of Ordinary People, Albany , N.Y.  : Sate University of New York Press, p. 17-31.
  • Senge, P. (1995). «Robert Greenleaf’s Legacy : A New Foundation for Twenty-First Century Institutions», dans Reflections on Leadership, p. 217-240 (recueil).
  • Cardolle, F. (1995). « Aimer son métier », L’Agora, Édition spéciale éditée par A. Chanlat, octobre, p. 7-8. (recueil).
  • Icher, F. (1991). « Chapitre 1 », Voyages dans le compagnonnage, Paris : Éditions de Mortagne, p. 2-15. (recueil).

Étude de cas présentée par l’équipe 8 : Présentation orale de 10 minutes à la classe d’un cas d’éthique concrètement vécu au travail par un ou plusieurs membres de l’équipe, incluant une description critique de la gestion du processus de décision employé.

Vidéo : Le leadership de M. Gandhi.

Séance 11 : l’approche de réseaux inter-organisations

Dans cette séance nous explorons les différentes formes de réseaux alternatifs formés entre des organisations soucieuses des problématiques éthiques, comme le système coopératif, le mouvement d’investissement responsable, le commerce équitable, le réseau Future 500, le réseau d’économie sociale, etc. Les participants sont appelés à évaluer de façon critique cette approche et ses différentes manifestations.

Lectures :

  • Béland, C. (1999). « Éthiques des affaires et économie sociale », Éthique Publique , 11, 2. p. 25-31. (recueil).
  • Perna, T. (2000). « La réalité du commerce équitable », Revue du Mauss , 1, 15, p. 359-372. ( sera distribué en classe )
  • Lévesques, B., M-C. Malo, J.-P. Girard (1999). « L’ancienne et la nouvelle économie sociale : deux dynamiques, un mouvement ? Le cas du Québec », Dans J. Defourny, P. Develterre, B. Fonteneau (Eds.). L’économie sociale au nord et au sud , Bruxelles, De Boeck Université, p. 195-216. (recueil).
  • Kiuchi, T., B. Shireman (2002). « The Future 500 », In What we Learned in the Rain Forest. Business Lessons from Nature , San Francisco , CA.: Berrett-Koehler Publishers, p. 209-214. ( recueil ).
  • The Social Investment Organisation (2000). Canadian Social Investment Review , Toronto , 18 p. (sera distribué en classe)

Étude de cas présentée par l’équipe 7  : Présentation orale de 10 minutes à la classe d’un cas d’éthique concrètement vécu par un ou plusieurs membres de l’équipe, incluant une description critique de la gestion du processus de décision employé.

Vidéo  : Le réseau d’économie sociale au Québec

Séance 12 : l’approche des grandes déclarations nationales et internationales

Dans cette séance, nous complémentons l’approche conceptuelle, qui a mis l’emphase sur le niveau organisationnel (séance 6), en analysant le contenu des grandes déclarations rédigées aux niveaux national et international. Ces déclarations ont une influence grandissante sur la conduite des affaires dans le monde. Les participant(e)s sont appelé(e)s à se prononcer sur cette approche de façon critique, en particulier sur les principes, critères et outils proposés par le mouvement en corporate social responsability .

Lectures :

  • Waddock , S.A. , S.B.Graves (2002). « Responsability : The New Business Imperative », Academy of Management Executive , 16, 2, p. 132-147. (recueil).
  • Réunion de Paris, 7-8 décembre 1998 :Les droits de l’homme à l’aube du XXIe siècle. Textes de Mary Robinson, Jacques Chirac, Gro Harlem Brundtland, Jean-Pierre Changeux, Le Dalaï Lama, Rigoberta Menchu, Jacques Santer, Frederico Mayor et Kofi Annan. (www.unesco.org/opi2). (recueil).
  • A). UN Global Compact (2002). Les 9 principes du pacte international des Nations Unies (www.un.org/partners). (recueil).
  • B). Table Ronde de Caux (2002). Principes pour la conduite des affaires (www.Cauxroundtable.org.). (recueil).
  • C). Conference Board of Canada (2002). Corporate Social Responsibility Assessment Toll (www.Conferenceboard.ca/ccbc). (recueil).

Cinquième travail individuel à remettre potentiellement au début de la séance : Maximum de 5 pages double interligne.

1) Visitez les sites internet A, B et C listés ci-dessus;

2) Comparez les contenus et processus qu’ils proposent à ceux d’une entreprise de votre choix, choisie sur le site internet (www.iit.edu) ou en utilisant vos propres ressources;

3) Tirez des conclusions pour le future de l’éthique et des responsabilités sociales et écologiques corporatives.

Étude de cas présentée par l’équipe 8  : Présentation orale de 10 minutes à la classe d’un cas d’éthique concrètement vécu au travail par un ou plusieurs membres de l’équipe, incluant une description critique de la gestion du processus de décision employé.

Séance 13 : l’approche relationnelle : éthique de la discussion et du dialogue entre parties prenantes

Cette séance introduit la dernière approche explorée durant le séminaire, l’approche relationnelle entre parties prenantes ou «stakeholders». Cette approche est de plus en plus utilisée dans les entreprises et nos sociétés. Les participant(e)s sont invité(e)s à se prononcer de façon critique sur cette approche qui utilise divers processus (éthique de la discussion, cercles de dialogue, «search conferences», audiences publiques, etc.). Le processus du BAPE (Bureau des Audiences Publiques du Québec) est en particulier analysé dans cette séance.

Lectures :

  • Beauchamp, A. (1996). « Chapitre 6. L’équité procédurale », Dans Gérer le risque, vaincre la peur, Montréal : Bellarmin, p. 125-145. (recueil).
  • Duhamel A. et N. Mouelhi. (2001). « Chapitre 7 . L’éthique de la discussion de Jurgen Habermas, p. 149-166.
  • Pauchant, T.C. (2002). «Vers des communautés éthiques par le dialogue», dans T.C. Pauchant et Collaborateurs, Guérir la santé. Un dialogue de groupe sur le sens du travail, les valeurs et l’éthique dans le réseau de la santé, Montréal : Éditions Fides, Presses HEC, p. 303-345. (recueil).

Vidéo  : Le processus décisionnel du BAPE.

IV. Quatrième partie. Présentation des travaux des participants et participantes

Séance 14 : Conclusion du séminaire

Remise du travail de session individuel , d’un maximum de 15 pages, double interligne.

Présentation orale (facultative) de ces travaux à la communauté d’apprentissage de la classe.

Synthèse et évaluation du séminaire.

Alto de la páginade