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Foire aux Questions
| Q : |
Quelle est la signification de votre logo? |
| R : |
Nous avons été inspirés, pour le logo de la Chaire, par le satellite Znamia. Lancé par les russes en 1993, Znamia devait tester la possibilité de faire réfléchir les rayons du soleil sur une autre planète afin d'augmenter sa température. Des technologies similaires sont aujourd'hui développées pour rendre la planète Mars habitable par les humains, un procédé appelé « Terraforming ». Znamia n'est pas de la science fiction. Ce satellite a débuté la nouvelle industrie de haute technologie appelée « astrobiologie » (voir le site internet de la Nasa ci-dessous).
Comme symbole, Znamia représente l'immense puissance déployée aujourd'hui par nos organisations et nos technologies ainsi que les responsabilités qui en découlent. La façon dont nous dirigeons et gérons nos organisations affecte les vies de larges populations, l'écologie de notre fragile planète et, depuis Znamia, le cosmos lui-même.
Nous sommes convaincus que la différence entre l'utilisation responsable et irresponsable de cette puissance proviendra de nouveaux modèles, outils et procédures en éthique au sein des organisations. La mission de la Chaire est de fournir des moyens concrets par lesquels ces organisations peuvent contribuer au bien commun. L'objectif de l'éthique en gestion et en leadership est, tout comme Znamia, de faire la lumière sur nos ombres.
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| Q : |
Pourquoi une « Chaire de Management Éthique » et non une « Chaire en Éthique des Affaires »? |
| R : |
La notion d'éthique des affaires est souvent réduite aux codes d'éthiques ou à la promotion des valeurs. Or dans le cadre de nos recherches, nous avons découvert qu'il existait plus d'une vingtaine d'écoles d'éthique, avec des fondements théoriques et des implications pratiques différents. Seules trois ou quatre de ces écoles sont réellement prises en compte aujourd'hui, dans la plupart des organisations, avec un objectif à court terme : améliorer la performance financière, ou l'image corporative.
Nous préférons utiliser une définition élargie de l'éthique, que nous appelons « intégrale », afin de mieux aborder un monde de plus en plus complexe et globalisé.
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| Q : |
Qu'entendez-vous par « éthique intégrale »? |
| R : |
La notion « d'éthique intégrale » implique la mise en ouvre de stratégies d'action très variées, qui font appel aux codes de déontologie, à l'influence culturelle, aux dialogues entre parties concernées, à l'introspection individuelle.
Cette notion implique aussi de s'intéresser à quatre résultats différents en organisation : les résultats économiques, sociaux, environnementaux et existentiels. Trop souvent, la tendance actuelle est de se concentrer sur un nombre restreint de stratégies et de résultats. Ce qui ne peut être tenu pour « intégral ». Nous aurons d'ailleurs sous peu un outil informatique qui va identifier avec précision le rôle de ces différentes « écoles » ou « approches » éthiques, chez les personnes et dans les organisations, ce qui permettra de mieux définir des stratégies de développement.
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| Q : |
Vous utilisez le terme « spirituel ». Que recouvre-t-il pour vous? |
| R : |
Dans nos travaux nous accordons une égale importance à tous les aspects de l'expérience humaine : physique, émotionnelle, cognitive, interpersonnelle, éthique et spirituelle. Par « spirituel » nous entendons la recherche, chez un individu, du sens, de l'intégralité, de la transcendance de son individualité. Par ailleurs nous sommes particulièrement opposés aux dogmatismes religieux, qui mènent souvent à la violence, ou
au sectorisme dans le mouvement
du « nouvel âge ». |
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| Q : |
Pourquoi et comment avez-vous retenu les noms - de leaders, de théoriciens - qui défilent sur le bandeau de votre site web? |
| R : |
Tous ces gens sont très différents : il y a là des PDGs de grandes entreprises, des chefs d'états,
des scientifiques dans divers secteurs
, des leaders dans les domaines des arts, de la science, de la religion; tous, au-delà de leurs profondes différences, ont contribué à l'émergence d'une conscience éthique intégrale dans le monde.
Bien sûr leurs réalisations sont variées. Pour utiliser une image, si toutes ces personnalités remarquables étaient ceinture noire de judo, certaines seraient « seulement » une ceinture noire première dan, alors que d'autres pourraient prétendre à la cinquième dan, le plus haut degré dans cet art martial. |
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| Q : |
Qu'entendez-vous par « Leadership intégral? » |
| R : |
Les leaders intégraux s'expriment sur tout le spectre de l'expérience humaine, tel que nous l'avons défini plus haut. Ils ou elles ne recherchent plus leur propre réussite, mais cherchent à améliorer le bien commun dans le monde. Ils et elles savent aussi utiliser au mieux les principes féminin et masculin et se situent au-delà des perceptions traditionnelles de l'espace et du temps. Par exemple, ces leaders peuvent intégrer un grand nombre d'éléments d'autres cultures ou d'autres civilisations. Alors que tous les leaders classiques ont des « followers », des suiveurs, terme que nous n'aimons pas car il implique la passivité, les leaders intégraux se distinguent des autres par leur capacité à être eux-mêmes des suiveurs,
les suiveurs de leur conscience la plus profonde et les suiveurs des besoins éthiques des populations que ces leaders servent. La recherche scientifique suggère qu'une portion importante des personnes âgées est capable de ce développement plus mature. Nous avons donc besoin de ces personnes et de leur leadership intégral, autant que nous avons besoin des nouvelles générations. |
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| Q : |
Vous qualifiez le projet Leadership Intégral de « projet phare de la Chaire ». Est-ce que tous vos travaux se concentrent sur le leadership? |
| R : |
Non. Il s'agit d'un « projet phare » en raison de son ampleur logistique, qui requiert la participation d'une centaine de chercheurs à travers le monde, sur une période de dix ans. C'est aussi un projet très important d'un point de vue scientifique et managerial : pour la première fois nous serons capables d'expliquer scientifiquement ce que la plupart des leaders intégraux ont ressenti et effectué. Ceci aura des implications très directes sur la manière dont on choisit, forme et promotionne les leaders dans les organisations d'aujourd'hui.
Les recherches scientifiques suggèrent de plus que le leadership ne compte que pour 15% de la variance dans les organisations. Sans doute plus en période de crise ou dans des domaines reliés à l'éthique. C'est pourquoi nous pilotons également d'autres projets. Par exemple nous évaluons le potentiel de pratiques innovatrices, comme le dialogue en groupe ou l'introspection individuelle, qui approfondissent les décisions éthiques des individus sans pour autant exercer sur eux du contrôle ou de l'endoctrinement . Nous nous intéressons aussi au potentiel éthique « générationnel » dans les organisations, chez les hommes et femmes de plus de soixante ans.
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| Q : |
Vos recherches vont-elles mener à des solutions pratiques? |
| R : |
C'est notre but, bien sûr. De plus en plus de gens sont préoccupés par les questions de notre monde post-moderne : la puissance, la complexité et le danger potentiel des hautes technologies; la globalisation des échanges qui fait se rencontrer différentes cultures à un degré jusqu'ici inconnu; l'accroissement de la pauvreté et de la violence, la dégradation de l'environnement. Tous ces enjeux soulèvent de nouvelles questions éthiques que nous n'avions pas besoin de nous poser dans le passé.
La mission de la Chaire et d'inventer à la fois de nouvelles théories et de nouveaux outils pour mieux gérer ces nouveaux enjeux, de manière concrète.
Nous souhaitons aussi aider les organisations à choisir, entraîner et évaluer des personnes qui sont « éthiques » et qui agissent « éthiquement », qu'il s'agisse d'employés, de professionnels, de cadres ou de leaders. Le récent essor des scandales suggère que bien des organisations échouent dans ce domaine.
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| Q : |
Comment puis-je vous aider? |
| R : |
Si HEC Montréal et d'autres partenaires nous apportent une aide, une chaire dépend du soutien financier des individus, des entreprises, des associations, des fondations et d'autres organisations. Nos besoins sont listés dans la section « Donateurs et Partenaires ».
Vous pouvez aussi apporter de l'aide en vous impliquant dans un projet de recherche, en facilitant notre logistique ou en contribuant au développement du réseau de
la Chaire.
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| Q : |
Pourquoi aider cette Chaire plutôt qu'un autre groupe? |
| R : |
Plusieurs groupes réalisent des travaux fort intéressants, dans différents domaines. Mais un trop grand nombre, à nos yeux, ont tendance à se concentrer sur quelques outils ou quelques idéologies. L'approche intégrale , à laquelle nous tenons, est encore relativement rare, surtout en ce qui concerne l'éthique dans les organisations. Beaucoup de personnes concentrent encore leurs efforts sur les codes d'éthique, ou les chartes de valeurs, qui n'apporte qu'une partie de la solution.
Nous tentons, au sein de la Chaire, de garder la tête haut dans les nuages et les pieds bien sur terre. Par notre propre travail quotidien, nous voulons démontrer le potentiel d'une approche intégrale. |
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